Catégories
Maison de retraite

Les Métiers de soignants au sein des EHPAD

Pour faire suite au précédent article, je vous propose un petit point sur les diplômes nécessaires pour obtenir les postes soignants au sein des EHPAD, postes multiples et variés comme en atteste la liste suivante :

Tour d’horizon des postes soignants en EHPAD

  • Médecin coordinateur,
    • Infirmier coordinateur,
    • Infirmier diplômé d’état,
    • Aide-soignant,
    • Aide-médico psychologique,
    • Les auxiliaires de soins en gériatrie,
    • Auxiliaire de vie,
    • Psychologue,
    • Psychomotricien,
    • Ergothérapeute,
    • Kinésithérapeute.

Mais avant de revenir sur chaque poste en détail, rappelons qu’il existe plusieurs niveaux de diplômes qui s’établissent comme suit : Niveau I (Bac + 5 et +) ; Niveau II (Bac + 3 ou Bac + 4) ; Niveau III (Bac + 2) ; Niveau IV (Bac) ; Niveau V (Pour plus d’informations à ce sujet, se reporter à l’article consacré aux postes administratifs en EHPAD).

Commençons notre tour d’horizon des métiers dits du « Grand Age », ceux qui s’exercent notamment en EHPAD : les postes soignants.

  1. Médecin coordinateur 

Il s’agit du poste soignant le plus diplômé, le plus reconnu dans l’EHPAD.

Apparu dans les années 70, le métier de médecin coordonnateur en EHPAD consiste non pas à soigner les résidents, mais à coordonner l’ensemble de la politique et de la pratique soignante dans l’EPHAD.

Pour devenir médecin coordinateur, il faut être titulaire d’un diplôme d’État de Docteur en médecine. Les EHPAD recherchent en priorité des médecins qui ont la spécialité de gériatre. Il est également possible de devenir médecin coordinateur en EHPAD grâce à une capacité de gérontologie ou un DU de médecin coordonnateur en EHPAD.

Le médecin coordonnateur est un membre indispensable au sein de l’EHPAD. Il contribue à la qualité des soins et de la prise en charge gérontologique des résidents. Le médecin coordonnateur en EHPAD a la charge de l’élaboration et du suivi du projet de soins, de l’évaluation médicale des résidents et de l’animation de l’équipe soignante. Il organise la politique soignante de l’EHPAD : les protocoles, la formation, le matériel, les conventions et mode de fonctionnement avec les établissements sanitaires du secteur.

  • Infirmier Coordinateur 

Le poste soignant Infirmier coordinateur est un poste fondamental en EHPAD. Il est le bras droit du Médecin du Coordinateur, mais également du Directeur.

Communément appelé IDEC, le poste d’infirmier coordinateur une l’interface entre le sanitaire et le médico-social dans le suivi et l’accompagnement au quotidien des résidents, en intégrant les différentes composantes du soin. L’IDEC encadre l’équipe soignante (infirmiers, aides-soignants, aides médico-psychologiques), organise, priorise et contrôle les soins et leur traçabilité. Il assure la coordination des intervenants extérieurs auprès des résidents.

Il n’existe pas de diplôme spécifique pour être infirmier coordinateur, mais il faut tout de même être titulaire du DE d’infirmier. A noter que nombre de recruteurs exigent un niveau de cadres obtenu par le biais de l’école des cadres, via un master ou au travers de la formation continue.

  • Infirmier diplômé d’Etat (IDE) 

Le poste soignant infirmier en EHPAD est un poste plein d’humanité. Il a souvent été critiqué et maltraité : l’ide en EHPAD fait de la bobologie. Aujourd’hui ce poste je souhaite lui rendre toutes ses armes et sa noblesse. Les IDE en EHPAD doivent avoir une connaissance large de toutes les pathologies et un sens de l’observation et de la transmission médicale très pointue.

La spé­ci­fi­cité du travail des IDE en EHPAD relève du fait qu’ils interviennent dans de véritables lieux de vie choisis par les per­son­nes âgées et/ou leur famille, mais aussi dans des lieux de soins. Le travail de l’infirmier(e) reflètera donc ces deux dimensions auxquelles s’ajoute le souci du respect et de l’autonomie des personnes selon « la charte des droits et libertés de la personne âgée dépendante ». Dans ce métier, la place du rela­tion­nel s’avère majeure, à la fois envers les rési­dents et leurs famil­les ou pro­ches, l’IDE étant à la fois soignante, confidente et accompagnante.

Conditions d’accès :

  • Avoir 17 ans révolus le 31 décembre de l’année d’entrée en formation,
  • Être titulaire du baccalauréat français,
  • Être titulaire d’un Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires (DAEU) ou d’une attestation de réussite à l’examen spécial d’accès au baccalauréat français (ESEU).

Pour entrer en institut de formation aux soins infirmiers (IFSI), il faut valider le dossier d’admission pour les bacheliers et valider le concours d’entrée pour les autres (épreuves écrites + épreuves orales).

La formation est de 3 ans pour le parcours complet et est validée par un diplôme d’Etat.

  • L’aide-soignant

Le poste soignant « aide-soignant » est le poste le plus connu, et aussi le plus développé en EHPAD.

La vocation de l’aide-soignant est d’accompagner dans la réalisation des activités quotidiennes. Il collabore aux soins préventifs et curatifs en dispensant des soins d’hygiène et de confort, en participant au projet de vie des résidents, mais aussi à la distribution des repas. Il contribue à la qualité de leur séjour résidents en les accueillant, eux et leurs familles, en répondant à leurs sollicitations, en mettant en place des activités occupationnelles. Il les accompagne jusqu’à la fin de leur vie et se pose en soutien pour les familles. Sur un plan plus administratif, il gère les stocks et les approvisionnements et participe à l’organisation interne de la structure où il officie. L’aide-soignant, parce qu’il est un maillon important de la chaîne de prise en charge des résidents d’EHPAD, doit avoir le goût du contact ainsi que la double aptitude à identifier les besoins fondamentaux de la personne et à organiser son travail au sein d’une équipe.

Condition d’accès :

  • Avoir au moins 17 ans à la date de leur entrée en formation. Aucune condition de diplôme n’est requise.

La formation comprend des périodes d’enseignement théorique et pratique en institut de formation et des stages cliniques. Elle se déroule sur une durée totale de dix mois.

  • L’aide-médico psychologique (AMP)

Le poste soignant « aide-médico psychologique » est méconnu, et trop souvent considéré comme un équivalent du poste aide-soignant.

Dans les EHPAD et partout où il intervient, l’Aide médico-psychologique participe à l’accompagnement des personnes âgées dépendantes qu’il assiste dans les gestes de la vie quotidienne tant au niveau des activités que des loisirs. Il fait en sorte de rompre l’isolement dans lequel la maladie enferme les résidents en favorisant le dialogue et l’échange. Il agit toujours au sein d’une équipe pluri-professionnelle, sous la responsabilité d’un travailleur social ou paramédical.

Ce métier, très exigeant car demandant beaucoup de disponibilité de jour comme de nuit, exige goût du contact, capacité d’écoute, empathie et un bon équilibre psychologique.

Les conditions d’accès :

  • Etre âgé(e) de 18 ans au moins
  • Etre en situation d’emploi (dans le secteur médico-social) et avoir l’accord de l’employeur pour suivre cette formation, ou rechercher un contrat d’élève AMP.
  • Avoir réussi l’examen d’admission

La formation se fait en alternance sur une durée de 12 à 24 mois et comprend une partie théorique et une partie pratique. Elle est sanctionnée par le DEAMP (diplôme d’Etat d’aide médico-psychologique).

  • L’auxiliaire de vie

Le poste soignant auxiliaire de vie a un rôle de soutien et d’accompagnement social auprès des personnes fragiles, dépendantes ou en difficulté sociale.

Il épaule et assiste les personnes dans l’accomplissement des tâches de la vie quotidienne, permettant ainsi leur maintien à domicile. Il les aide à préserver, à stimuler, à restaurer leur autonomie. Il assure, en coordination avec les autres professionnels, une prestation individualisée dans le respect des choix de vie de la personne qu’il accompagne.

Parce qu’il doit réussir à établir une relation de confiance avec la personne âgée et ses proches, l’auxiliaire de vie doit nécessairement avoir de l’intérêt pour les problèmes humains et sociaux que rencontrent les familles et les personnes âgées. Il aura aussi un goût prononcé pour les tâches ménagères. Enfin, comme il est appelé à entrer dans l’intimité des personnes, il doit pouvoir faire preuve de tact et de discrétion.

Les conditions d’accès :

  • Etre âgé(e) de 18 ans au moins

La formation est organisée sous forme de modules sur une période de 9 à 36 mois. Elle se déroule en alternance sous forme d’enseignement théorique et pratique en centre de formation et de stages professionnels en structures spécialisées.

Elle est validée par le DEAVS (diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale), également accessible par la validation des acquis de l’expérience.

  • L’assistant de soins en gérontologie

Le poste soignant assistant de soins en gérontologie est chargé de détecter les troubles du comportement chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Les conditions d’accès :

  • Etre aide-soignant ou aide médico-psychologique en situation d’exercice effectif auprès de malades d’Alzheimer ou de maladies apparentées

La formation, de 140h, s’appuie avant out sur l’analyse des pratiques et valorise l’expérience professionnelle et est organisée en périodes discontinues sur une amplitude de 12 mois.

Elle n’est pas validée par un diplôme, mais par une attestation de validation de formation.

  • Le psychologue

Le psychologue conçoit, élabore et met en œuvre des actions préventives et curatives qui prennent en compte la vie psychique des résidents, de leurs familles et du personnel. Il joue un rôle essentiel auprès des résidents. Il dédramatise leur entrée en institution, il les aide à s’adapter et à faire le deuil de leur ancienne vie. Il met en place des ateliers de mémoire, des groupes de parole et les accompagne en fin de vie. Même si ce rôle vient en second plan, le psychologue vient aussi en soutien des familles et du personnel.

Les conditions d’accès :

  • Etre âgé(e) d’au moins 17 ans au 31 décembre de l’année des épreuves d’admission
  • Etre titulaire du baccalauréat ou d’un titre admis en dispense, ou d’une attestation de réussite à l’examen spécial d’entrée à l’Université, ou d’un diplôme d’accès aux études universitaires.

La formation se déroule l’université et dure cinq ans. Elle est validée par un master II en psychologie.

  • Le psychomotricien

Le psychomotricien a pour objectif de rééduquer les personnes confrontées à des difficultés psychologiques et vécues de façon corporelle, en agissant sur leurs fonctions psychomotrices. Il traite donc les troubles du mouvement et du geste en utilisant les techniques de médiation corporelle, de simulation et de relaxation. Les actes qu’il est autorisé à pratiquer sont réglementés par un décret.

Les conditions d’accès :

  • Etre âgé(e) d’au moins 17 ans au 31 décembre de l’année des épreuves d’admission
  • Etre titulaire du baccalauréat ou d’un titre admis en dispense, ou d’une attestation de réussite à l’examen spécial d’entrée à l’Université, ou d’un diplôme d’accès aux études universitaires.

La formation se déroule sur trois ans et comporte des enseignements théoriques, des enseignements théorico-cliniques, des enseignements pratiques organisés en modules ainsi que des stages.

Elle est validée par un diplôme d’Etat de psychomotricien.

  1. L’ergothérapeute

L’ergothérapeute s’adresse à des personnes présentant, de façon déclarée ou potentielle, une déficience, un dysfonctionnement, une incapacité ou un handicap de nature somatique, psychique, intellectuelle ou sensorielle susceptible de créer une désadaptation ou une altération des fonctions.

Il les aide à retrouver les habiletés et capacités nécessaires à leurs activités ou leur enseigne des moyens de « faire autrement ». Il peut également proposer des adaptations de leur équipement et recommander des changements dans leur environnement.

Les conditions d’accès :

  • Ouvert à toutes personnes ayant au moins 17 ans l’année du concours
  • Etre titulaire du baccalauréat français ou d’un titre équivalent ou du diplôme d’accès aux études universitaires (Les élèves de terminale peuvent se présenter sous réserve de réussite du baccalauréat)
  • Ou justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 5 ans ayant donné lieu à cotisation à la sécurité sociale.

La formation dure trois ans et est validée par un diplôme d’Etat.

  1. Le kinésithérapeute

Le masseur-kinésithérapeute assure, de façon manuelle ou instrumentale, des soins de réadaptation ou de rééducation, dans le but de prévenir l’altération des capacités fonctionnelles, de concourir à leur maintien et lorsqu’elles sont altérées, de les rétablir ou d’y suppléer.

Après un examen clinique et un bilan, il établit un programme de soins adapté à chaque personne. Il conseille le patient âgé et son entourage en vue d’une démarche d’autonomisation.

Les conditions d’accès :

  • Avoir validé la première année commune aux études de santé (PACES) ou la première année de licence en sciences mention «sciences et techniques des activités physiques et sportives » (STAPS).

La formation dure 3 ans en institut de formation en masso-kinésithérapie et est validée par un diplôme d’Etat.

Plus d’informations :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *